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    25 janvier 2011 06h00 | Par Pauline Pierri    

    Bergerac

    Six jeunes auteurs sont toujours en lice

    Six semaines après son lancement, le prix littéraire motive les lecteurs. À l'heure du thé, les participants aiment échanger leurs impressions. Verdict en février.

     Le comité des lectrices, réunies à l'heure du thé.  Photo P. P.

    Le comité des lectrices, réunies à l'heure du thé. Photo P. P.

    Pas de nom. Le suspense doit rester entier jusqu'au soir du 5 février, date du dépouillement des bulletins de vote et de la proclamation du premier prix du Livre pourpre, ce nouveau concours lancé cet hiver. Pas de nom, mais depuis plusieurs semaines, durant les échanges entre lecteurs, les commentaires vont bon train. Il en ressort des lignes claires : deux livres se détachent du lot, deux sont rejetés et les deux autres ne méritaient pas la sélection : « Je ne serais pas allée au bout si je ne m'étais pas engagée dans cette entreprise », dit une lectrice.

    Ce jour-là, autour d'un thé à la Balade irlandaise, Claude, Jacqueline et Annie partagent l'avis d'Agnès et Blanche qui, avec Maud, animent les échanges de livres et ont lancé cette initiative sympathique de prix littéraire. L'essentiel des lecteurs qui se sont engagés à lire les six romans (lire ci-dessous) de jeunes écrivains, sélectionnés par les libraires de Bergerac et Lalinde, est constitué de lectrices.

    lES LIVRES à LIRE

    « Jardin d'hiver », de Thierry Dancourt (la Table ronde) ; « Fugue », d'Anne Delaflotte-Mehdevi (Gaïa) ; « Du plomb dans le cassetin », de Jean Bernard-Maugiron (Buchet-Castel) ; « La Fille de son père », d'Anne Berest (Le Seuil) ; « Chagrins », de Judith Perrignon (Stock) ; « Les Assoiffées » de Bernard Quiriny (Le Seuil).

    Familles « Ricoré »

    « C'est dommage qu'il n'y ait pas davantage d'hommes. On aurait eu un regard différent sur un livre cru qui ne nous a pas beaucoup plu », déplore Claude. En revanche, toutes les générations sont représentées, sauf les lycéens.

    Six semaines après le lancement de l'opération, les lectrices donc ont pratiquement tout lu. Mais elles apprécient de se retrouver en petit comité pour commenter leurs lectures : « Ça a été animé et ça le sera encore plus le jour du vote », assure Agnès, qui évalue à une cinquantaine le nombre de participants au vote.

    Un constat qui concerne cependant tous les livres : « Les fins sont toutes abruptes. Parfois, on s'y attend, d'autres fois non », constate Jacqueline. Elle reconnaît avoir eu du mal à entrer dans certains univers bizarres. Mais certains univers ont séduit par leur côté « jardin d'hiver » d'un bord de mer déserté. D'autres ont eu le sentiment de faire « un chemin » avec un auteur et se promettent de lire ses autres publications. Autour du thé, on regrette des longueurs, des familles un peu trop lisses, « Ricorée »,

    L'auteur lauréat en mai

    Les échanges, de livres et d'opinions, sont très appréciés. « La plupart des gens ont acheté un ou deux livres, le reste est emprunté », souligne Blanche. Et pour prolonger le plaisir, les organisatrices envisagent d'instituer le principe tout au long de l'année, avec des rencontres printanières ou estivales au bord de la Dordogne. Mais pour l'heure, elles peaufinent leur argumentation pour convaincre le lauréat de venir passer un week-end au Mai des arts à Bergerac et rassemblent les cadeaux qui lui seront faits. Elles pensent aussi à la deuxième édition, avec la volonté d'impliquer davantage les lycéens.


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